Quelle cohérence du projet avec les enjeux du développement durable ?
L’objectif inscrit dans la loi Grenelle est la réduction de 20 % des émissions de gaz à effet de serre du transport d’ici 2020. La réalisation de 2 000 km de LGV d’ici 2020 est prévue pour y contribuer ; la LGV Poitiers-Limoges fait partie de ce programme.
La LGV Poitiers-Limoges permettra un report sur le rail des trafics routiers et aériens favorable avec une économie des émissions de gaz à effet de serre ainsi qu’une réduction de la pollution atmosphérique : les TGV© n’émettent pas de dioxyde d’azote ni de particules en suspension nocifs pour la santé.
La conception du projet obéit également aux principes suivants :
• s’éloigner des zones bâties, minimiser l’impact sonore et réduire l’impact sur les activités économiques ;
• limiter les incidences sur les milieux naturels, le paysage et les espèces protégés et préserver les ressources en eau.
Comment prévoyez-vous l'intégration de la LGV dans l'environnement ?
Réseau Ferré de France s’attache à insérer au mieux ses projets dans leur environnement, en veillant à s’éloigner au maximum des zones bâties, à minimiser l’impact sonore, à limiter les incidences sur les milieux naturels, le paysage et les espèces protégées, à préserver les ressources en eaux. Dans cette optique, Réseau Ferré de France s’est engagé sur le long terme en faveur du développement durable avec l’adoption en janvier 2009 de sa charte « Vers un réseau durable ».
Dans le cas de la LGV Poitiers-Limoges, une démarche rigoureuse a été mise en place très en amont, en collaboration avec l’ensemble des acteurs concernés. Un état initial de l’environnement (diagnostic détaillé sur les ressources en eau, les milieux naturels, le patrimoine, etc.) sur un territoire élargi a permis d’identifier des zones particulièrement sensibles sur le plan de l’habitat ou des milieux naturels. Ce travail a permis d’identifier des zones de passages préférentielles (ZPP) qui évitent au maximum ces secteurs à forte sensibilité environnementale.
Puis, un travail d’analyse de ces ZPP a été conduit en fonction de critères environnementaux (humain et naturel), fonctionnels (temps de parcours…), techniques (relief, coût…).
Une fois le tracé défini selon ces principes, des mesures d’accompagnement seront étudiées, par exemple en matière de passages spécifiques sous ou sur la voie pour assurer le déplacement de la faune (aménagement de passages pour les animaux, buses pour la petite faune, crapoducs, ouvrages garantissant le bon écoulement des eaux des rivières, etc).
Quelles sont les mesures prévues pour limiter le bruit ?
Réseau Ferré de France attache une attention particulière à la réduction des nuisances sonores pour les populations situées à proximité d’une infrastructure de transport. En effet, Réseau Ferré de France a une obligation de résultat et doit prendre en compte des trafics à long terme (20 ans après la mise en service). La réglementation en vigueur est appliquée par Réseau Ferré de France, qui sera attentif à son évolution et, chaque fois que cela sera possible, ira au-delà des objectifs réglementaires.
Dans sa démarche pour limiter les impacts sonores, Réseau Ferré de France a conduit dès les premières études un examen attentif des territoires pour éloigner le projet le plus possible des zones habitées.
Une fois le tracé défini, des mesures d’accompagnement seront recherchées et adaptées au contexte local, afin de limiter l’impact sonore de l’infrastructure. A cet égard, différentes solutions sont envisageables, suivant que la réalisation de la ligne est prévue en déblai (ou en creux) ou en remblai (au dessus) par rapport au terrain naturel. La mise en place, selon le contexte, de dispositifs de protection acoustique : écrans antibruit, merlons (ou buttes de terre) acoustiques, protection sur les façades des habitations, etc. pourra être proposée.